Dans le cadre du festival Zoom Arrière, différents évènements… Plus de détails…
1989. Allemagne. 106 min. Couleurs. Vidéo.
Version originale sous-titrée en français.
Avec (comédiens et danseurs) : Mechthild Grossmann, Mariko Aoyama, Anne-Marie Benati, Bénédicte Billiet, Rolando Brenes Calvo.
Le film a été tourné par Pina Bausch avec l’ensemble du Tanz Theater de Wuppertal et des invités. « Un film sur les traces de sa propre histoire et de l’histoire des autres. Sur la nostalgie et la détresse. Sur le désir d’être aimé. Sur la beauté et la fidélité qui ne sont pas ce qu’elles devraient être. Un rêve d’amour. Tendresse. Proximité. Rêves de vie. Histoires interrompues. Images singulières » (Raimund Hoghe). Raimund Hoghe est allemand, il fut d’abord journaliste, puis dramaturge pour Pina Bausch pendant plus de 10 ans. Et ensuite, un jour, il a osé monter sur scène.
1961. Espagne. 90 min. Noir & blanc. 35 mm.
Version originale sous-titrée en français.
Avec Silva Pinal, Francisco Rabal, Fernando Rey, Margarita Lozano
Viridiana, c’est une palme d’or à Cannes. Mais c’est surtout le grand retour de Buñuel dans son pays natal où il n’était pas revenu depuis Las Hurdes. C’est aussi un scandale. Les autorités franquistes allèrent même jusqu’à nier l’existence administrative du film jugé blasphématoire. Buñuel y développe avec plus de férocité anticléricale les thèmes qu’il a abordés dans Nazarin. Ici, c’est une novice qui tente de mettre en pratique son éducation religieuse dans la réalité d’un quotidien miséreux. Elle apprendra que la charité chrétienne qu’on lui a inculquée s’oppose au désir des gueux d’être humains, simplement humains.

1982. États-Unis. 110 min. Couleurs. 35 mm.
Version originale sous-titrée en français.
Avec Frederic Forrest, Teri Garr, Raul Julia, Nastassia Kinski
« Rappeler que Coup de cœur est une extraordinaire tentative de comédie musicale, un véritable pari dansé, coup de dés mallarméen dans une jungle de sentiments jaune citron et de néons furtifs. Cet invraisemblable pré-Moulin-Rouge (avec la sublime Kinski à la place de la professionnelle Kidman) fonctionne comme un véritable trou noir dans l’œuvre et la vie de Coppola », écrivait Skorecki. Coppola, lui, disait que c’était un film de Disney dans un monde adulte. Las Vegas, deux amants se séparent pour vivre chacun de leur côté de nouvelles aventures…

1987. RFA. 126 min. Noir & blanc / Couleurs. 35 mm.
Version originale sous-titrée en français.
Avec Bruno Ganz, Solveig Dommartin, Otto Sander, Peter Falk
Les Ailes du désir. En 1987 Wim Wenders réalisait un film dont le titre était une promesse. Étrange, poétique, avec ses plans inoubliables baignés dans les lumières magnifiques qu’avait créées Henri Alekan, on savait alors qu’il nous faudrait revoir plusieurs fois ce film comme on relit certains romans essentiels. Le parti pris d’adopter le point de vue de deux anges gardiens impalpables, invisibles relève du génie. Damiel et Cassiel approchent au plus près les humains, dans un parcours aléatoire, ils écoutent les monologues intérieurs d’un enfant qui boude, des voyageurs dans le métro, d’un écrivain oublié… la vie est dure mais elle vaut la peine de renoncer à l’immortalité, de prendre des risques comme le fait Marion la jeune trapéziste dont Damiel tombe amoureux. Les anges errent au-dessus de Berlin, dans Berlin, ce sont alors les paysages qui parlent du passé et de l’avenir, les ruines côtoient les chantiers de construction, le tournage d’un film renvoie au souvenir de la guerre, tandis que les anges traversent le mur de Berlin bien présent. C’était en 1987, seulement deux ans plus tard, le 9 novembre, le mur est tombé.
Monique Pélissié