
Jean-Luc Godard
1960. France. 87 min. Noir & blanc. 35 mm.
Avec Michel Subor, Anna Karina
Tourné dans la foulée d’À bout de souffle, censuré, Le Petit Soldat ne sort sur les écrans que trois ans plus tard. En cause, la guerre d’Algérie – un des très rares films français à en parler à chaud. La guerre d’Algérie en terrain neutre, en Suisse. Guerre entre OAS et FLN qui rivalisent dans la torture. Terrain miné. Entre les deux, Michel Subor et Anna Karina. Chacun dans un camp. Ils jouent à la guerre mais découvrent l’amour. Problème : la guerre est un jeu où quand on dit pouce on vous les coupe. L’histoire d’un homme qui trouve que son visage dans une glace ne correspond pas à l’idée qu’il s’en fait de l’intérieur, disait Godard. Le film commençait par une voix off à un poste frontière : « le temps de l’action a passé. J’ai vieilli. Celui de la réflexion commence » disait-elle ; disait-il, le cinéma. La cinéphilie, elle, a préféré en retenir la désormais fameuse sentence « la photo, c’est la vérité et le cinéma, c’est 24 fois la vérité par seconde ».
Grido
Pippo Delbono
2007. Italie. 75 min. Couleurs. 35 mm.
Version originale sous-titrée en français.
Une autobiographie filmée du metteur en scène de théâtre et réalisateur Pippo Delbono. Retour sur des rencontres et des moments importants de sa vie, en compagnie des personnages qu’il rencontre sur sa route. Récit poétique et portrait de son parcours à travers le théâtre et la réalité. Pippo Delbono évoque en particulier sa rencontre et son amitié avec Bobò, un ancien interné psychiatrique qui participe, depuis leur rencontre, à tous ses spectacles.
« Pour un cinéma performatif » Sons, partitions
« Je tiens que c’est ce dont chaque spectateur est amené à faire l’expérience, l’interprète étant – comme son nom l’indique – le traducteur, le passeur dont le travail intervient entre celui de chorégraphe et du public » Jérôme Bel
Si, comme le rappelait récemment Claudia Triozzi, la performance consiste pour un artiste à se tenir hors de la représentation, ainsi qu’à être déporté hors de soi, la performance met aussi en œuvre un autre usage du temps qui désubjectivise les gestes, les actes, les situations. Tel est le cinéma performatif que sont en train d’inventer véritablement aujourd’hui un certain nombre d’artistes : un cinéma qui « performe » littéralement à la fois son contenu et sa forme, dessinant des boucles temporelles inédites. En outre, ces constructions temporelles s’élaborent à partir de partitions, qui jouent un rôle récurrent dans l’art contemporain. Partitions de sons au sens musical du terme, mais aussi bien partitions de gestes, d’attitudes, pour modéliser des expériences, des formes à interpréter, à rejouer, portant ainsi les œuvres aux confins entre la musique, le cinéma, la danse. Pascale Cassagnau
Cindy, The Doll is Mine
Bertrand Bonello
2005. 15 min. Vidéo.
Blanche Neige Lucie
Pierre Huyghe
1997. 4 min. Vidéo.
Dominique Gonzalez Foerster, Gold
Ange Leccia
2000. 42 min. Vidéo
Guitar Drag
Christian Marclay
2000. 14 min. Vidéo.
I See a Darkness
Joao Onofre
2007. 4 min. Vidéo.
La 17e édition du CLEMI s’inscrit plus que jamais dans l’optique de notre programmation de janvier : regard documentaire, questionnement sur le monde, autant d’approches que la Cinémathèque de Toulouse explore dans « La France en docs » du 2 janvier au 20 février 2010.

du 19 au 28 mars 2010
Panorama du meilleur de la production de l’année – Cinéma LGBT – Cinéma Contemporain mexicain – Indépendances et révolution – À Toulouse, dans le département et la région…
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