La 6e édition du festival ZOOM ARRIÈRE s’est achevée le 18 mars dernier – après dix jours de projections (101), ciné-concerts (17), rencontres (25), expositions (5) – avec un record de fréquentation : 13 000 spectateurs et visiteurs (soit 22 % de plus qu’en 2011) !
Nous tenons à remercier les spectateurs, les partenaires et les invités.
Parmi les expositions proposées, METROPOLIS L’EXPOSITION – présentée à l’espace EDF Bazacle du 14 février au 15 avril – a remporté un franc succès avec 26 714 visiteurs.
Nous vous donnons rendez-vous pour la 7e édition du festival Zoom Arrière | 5 > 13 avril 2013.
Du 9 au 17 mars 2012, la Cinémathèque de Toulouse présente la 6e édition du festival Zoom Arrière, festival consacré au patrimoine cinématographique, à sa restauration et à sa diffusion auprès d’un large public. Dédié cette année aux films interdits, le festival proposera projections, ciné-concerts, rencontres, expositions, et une programmation Spécial Jeunes, en présence de nombreux invités.

FILMS INTERDITS : PANORAMA
Une sélection de films emblématiques qui ont été interdits, censurés, retirés, coupés, rendus invisibles. L’Âge d’or de Buñuel, Au feu les pompiers de Milos Forman, Le Corbeau de Clouzot, La Dernière Tentation du Christ de Scorsese, L’Empire des sens d’Oshima, L’Essayeuse de Korber, Je vous salue Marie de Godard, Ma 6-T va craquer de Richet, Le Pré de Béjine d’Eisenstein, Salò de Pasolini, La Religieuse de Rivette, Un chant d’amour de Genet, Zéro de conduite de Vigo…
Une liste de films qui ne sera pas exhaustive mais qui rendra compte des formes générales de la censure et des formes de lutte qu’elle engendre. On ne les regardera pas selon le pays d’origine et la période historique, mais selon trois axes :
- Le champ d’intervention : qu’un film ait rencontré des problèmes au moment de sa production, de sa distribution (nationale et internationale) ou qu’il ait connu une exploitation clandestine.
- Les agents de l’intervention : qu’un film ait connu des problèmes avec l’Etat, la profession (producteur, distributeur, exploitant), la société (groupes sociaux et/ou institutions). Et les formes de contre-pouvoir que cela engendre.
- Les modalités de l’intervention : pressions, mutilations, interdictions (aux mineurs ou totale).
ZOOM SUR LES FILMS LAPINS
Un programme de films est-allemands produits et interdits par le régime dans les années 60/70. Ce sont des films rares, jamais distribués en France, réalisés au moment du dégel du bloc de l’Est mais aussitôt interdits. On les appelle « Films lapins » du nom du premier de ces films interdits : C’est moi le lapin (Das Kaninchen bin ich) de Kurt Maetzig. On trouvera également dans ce programme : Chercheurs de soleil (Sonnensucher) de Konrad Wolf, Jadup und Boel de Rainer Simon, Ne pense surtout pas que je pleure (Denk blo? nicht, ich heule) de Frank Vogel, La Trace des pierres (Spur der Steine) de Frank Beyer, L’Ange perdu (Der Verlorene Engel) de Ralf Kirsten…
CENSURE ET GUERRE D’ALGÉRIE
Guerre sur laquelle s’est exercée en dernier lieu la plus forte censure d’État en France. Avec des films comme Octobre à Paris, Le Petit Soldat, Le Combat dans l’île, La Bataille d’Alger, Avoir vingt ans dans les Aurès, Chronique des années de braises…
CINÉ CLANDÉ
Un programme de films pornographiques, parce que c’est le genre qui est toujours le plus touché par la censure, même si depuis les années 70 elle ne porte justement plus ce nom en devenant la commission de classification des œuvres cinématographiques. Au programme, entre autres, Derrière la porte verte, Bananes mécaniques et L’Essayeuse, film non seulement classé X mais condamné à être brûlé après une plainte posée par des associations de familles. Un programme bien entendu interdit aux moins de 18 ans.
FOCUS SUR LE CINÉMA IRANIEN
Parce qu’aujourd’hui le cinéma iranien est un cinéma confronté quotidiennement à la censure, Zoom Arrière a choisi de lui rendre hommage avec trois films de Jafar Panahi – Le Ballon blanc, Le Cercle et Hors jeu – et une soirée exceptionnelle.
Rendez-vous autour des films interdits du 9 au 17 mars 2012
Bilan de la 5e édition du festival Zoom Arrière
Organisé par la Cinémathèque de Toulouse, le festival Zoom Arrière 2011 – consacré cette année au thème de l’Antiquité au cinéma – s’est terminé avec succès et a rassemblé plus de 10 000 spectateurs autour de plus de 100 projections et événements.
Parmi les temps forts : le vernissage de l’exposition des costumes d’_Agora_ et le ciné-concert Le Cabinet du Docteur Caligari, qui ont ouvert les festivités ; le ciné-concert Métropolis, accompagné par l’Orchestre de Chambre de Toulouse ; et la soirée de clôture avec le spectacle Crazy Cinématographe.
Parmi les programmes les plus plébiscités : les représentations de peplum, les ciné-concerts et l’hommage au Museo Nazionale del Cinema de Turin. Sans oublier Zoom Arrière Spécial Jeunes, ponctué par la remise des Prix Jury Jeunes et Ciné-concert.
Le public mais aussi la presse et les partenaires ont donc répondu présent à cette 5e édition du festival. Des reprises du programme sont actuellement en cours dans toute la France.
Zoom Arrière vous donne rendez-vous en mars 2012 pour sa 6e édition.

Il a fait son apparition au début des années 60. Le mot « peplum ». Sorti de sa signification première, un vêtement féminin antique, et débarrassé de l’accent qui l’ornait depuis une lointaine et littéraire francisation. Sorti de sa désuétude pour désigner, dans les cercles cinéphiles parisiens, ces films de série B italiens se déroulant dans l’Antiquité, mettant en scène des personnages légendaires (tel Maciste) ou historiques (telle Cléopâtre) et qui fleurissaient sur les écrans. Pour autant il n’a pas fallu attendre le « mot » pour voir des films mettant en scène l’Antiquité.
Dès les premiers temps du cinéma, on a assisté à une floraison de « scènes antiques » tels Néron essayant des poisons sur ses esclaves (1896) ou les différents chapitres de la vie du Christ (de l’Annonciation à la Résurrection) filmés par les Frères Lumière ou par Pathé et qui, mis bout à bout, furent l’une des premières formes du récit narratif cinématographique. Il n’y a rien de très étonnant à cela : à ses origines, le cinéma a pillé la culture populaire commune – commune au plus grand nombre, fictions littéraires et théâtrales, tableaux populaires, non pas tant pour les reproduire que pour leur donner la vie en mouvement.

Dans la foulée, l’invention du Film d’art et la recherche de sujets nobles qui en découlait finiront de placer l’Antiquité aux prémices de ce nouvel art que l’on nommait encore cinématographe. Pour elle, Pastrone invente le long métrage (Cabiria, 1914) qui traversera l’Atlantique pour inspirer Cecil B. DeMille et Griffith, point de départ d’une course folle au gigantisme. Car, s’il est une chose qui caractérise le peplum, ou la représentation de l’Antique au cinéma, de Rome, Carthage, Alexandrie, Troie ou Pompéi, du IVe siècle après Jésus-Christ aux temps immémoriaux des légendes, c’est ce gigantisme. Des décors énormes, des milliers de figurants, des animaux comme un zoo… et des histoires et des personnages, réels ou fictifs, hors normes. Pour l’Antiquité, on a inventé les grosses productions – dans les années 1910-20 – jusqu’aux superproductions – dans les années 50 – jusqu’à se ruiner dans les années 60 avec Cléopâtre et La Chute de l’Empire romain.
Une course au gigantisme que l’on a perçue comme la course à l’armement entre les deux superpuissances, états-unienne et soviétique, durant la guerre froide. Une guerre entre le cinéma européen et américain, une guerre entre Hollywood et Cinecittà. Guerre des moyens avant tout ; et l’on se rappellera ce technicien italien qui disait à propos du tournage de Cléopâtre que le seul budget téléphone dépassait celui de toute une production italienne. Guerre de l’historicité aussi, celle qui se voudrait fidèle à l’Histoire, de la vraisemblance au vérisme (la frange de la romanité que Roland Barthes taille en quatre dans son article « Les Romains au cinéma »), contre une légitimité géographique, l’héritage des ruines. Au final, on aura plutôt vu l’émergence d’une nouvelle chimère : la coproduction internationale ; financière, technique et artistique. On aura assisté à une bataille digne des Thermopyles, celle d’une production de mastodontes contre une production de masse. Mais si cette guerre de Troie a eu lieu, c’est l’enjeu commercial d’un cinéma populaire qui se cachait dans le cheval. Il a connu, ce cinéma populaire, son zénith dans les années 50 et, blessé à mort par Cléopâtre, a fini par s’éteindre avec La Chute de l’Empire romain. Mort le peplum, c’est l’Antique qui pouvait faire son retour. La revanche, comme une sorte d’« auteurs contre-attaquent » des années 60, d’une Antiquité fouillée par ces cinéastes que l’on dit auteurs (Godard, Pollet, Straub / Huillet, Pasolini, Jarman, entre autres) pour en évaluer l’importance pour la connaissance du contemporain. Quelque chose comme un retour aux sources. Un phénix qui renaît toujours de ses cendres.
Comme dans les années 30, le peplum, dans son acception populaire, aura alors connu une nouvelle traversée du désert, avec quelques tentatives plus ou moins réussies, jusqu’aux années 2000 et le succès phénoménal de Gladiator qui en signait le « revival » sous forme de « blockbuster » (nouveau mot pour superproduction), aidé en cela par une nouvelle avancée cinématographique : le numérique. Parce que le peplum, et c’est là l’autre de ses caractéristiques majeures, a toujours été lié, qu’il les impulse ou les teste, aux innovations du cinéma : les premiers mouvements de caméra, la complexification de la narration avec le montage alterné, les effets spéciaux bien sûr et les formats comme le Cinémascope (La Tunique, premier film en Scope-couleurs inauguré en 1953). L’arrivée du numérique lui a permis de retrouver sa superbe et de se laisser aller à ce qui lui sied à merveille : le spectaculaire. Le spectacle tout court. Et si la 3D ne s’en est pas encore emparé, on se prend déjà à s’imaginer dans l’arène, taillé en pièces par un gladiateur ou un lion en relief.
En attendant, ceux qui te regardent te saluent. Ave Peplum !
Pour cette quatrième édition, la Cinémathèque de Toulouse reçoit Maggie Cheung, invitée d’honneur et présidente du festival. Une ambassadrice rêvée pour une programmation consacrée aux stars de cinéma.
Née à Hong-Kong, Maggie Cheung part vivre avec sa famille en Angleterre, dans le Kent, de 8 à 17 ans. Après son diplôme de fin d’études, elle travaille pendant un an dans une librairie puis retourne dans sa ville natale et commence une carrière de mannequin tout en s’inscrivant au concours de Miss Hong-Kong, dont elle sort première dauphine et lauréate du Prix Miss Photogénique. En 1985, le triomphe de Police Story, signé Jackie Chan, lui apporte rapidement la renommée. Sa carrière se partage dès lors entre comédies, bluettes sentimentales et films d’action, autant de genres qui font l’apanage de la production cinématographique, très conséquente, de Hong-Kong.

En 1988, elle rencontre Wong Kar-Wai, qui lui propose le premier rôle de As Tears Go By, un polar classieux qui propulse immédiatement la comédienne égérie du cinéma d’auteur hongkongais. Elle tourne alors avec Ann Hui dans le très beau film autobiographique Song of the Exile, obtient un Prix d’interprétation au Festival de Berlin en 1992 pour sa composition de la mythique comédienne du muet, Ruan Lingyu, dans Center Stage (le film ne sortira en France qu’en 1999), et tourne enfin avec Tsui Hark dans Green Snake, film d’action d’une impressionnante virtuosité et d’une très grande beauté plastique. Wong Kar-Wai a entre-temps refait appel à elle pour Nos années sauvages, dans un registre très introspectif, ainsi que pour la fresque historique Les Cendres du temps.
À partir du milieu des années 90, Maggie Cheung tourne moins, sélectionne ses films avec soin et se tourne vers l’étranger. D’abord en restant à Hong-Kong mais en tournant dans la production américaine Chinese Box, avec Jeremy Irons et Gong Li, puis en acceptant d’incarner son propre rôle dans Irma Vep, vibrant hommage au cinéma rendu par Olivier Assayas, qui moule l’actrice dans le collant noir de Musidora, égérie de Louis Feuillade et de son serial Les Vampires, tourné en 1916. En 2004, elle remporte le Prix d’interprétation féminine au Festival de Cannes pour sa performance dans Clean d’Olivier Assayas. Depuis In the Mood for Love et 2046 qui marquent les retrouvailles de la comédienne avec son réalisateur fétiche Wong Kar-Wai, Maggie Cheung a tourné dans Sausalito, une love-story où elle est chauffeur de taxi en Californie.
Maggie Cheung sera présente à la Cinémathèque de Toulouse du 5 au 7 mars 2010 pour rencontrer le public : master class exceptionnelle le 6 mars à 11h, présentation de ses films, « Métier de cinéma » avec des invités parmi lesquels Anne Fontaine et Jacques Fieschi le 6 mars à 20h, séance culte In the Mood for Love le 7 mars à 18h.
Le Museo Nazionale del Cinema et les autres archives invitées
Chaque année à Zoom Arrière, il est désormais de tradition d’inviter plusieurs cinémathèques européennes à présenter leurs plus récentes restaurations. Parce que nous ne saurions considérer le patrimoine comme un arbre sec, mais bien comme la perpétuelle et féconde invention de films célèbres ou méconnus, rendus visibles par la seule obstination des archives et des cinémathèques et la collaboration des ayants-droit.

Une dizaine de ces archives est représentée en 2011, de France (Paris, Bois-d’Arcy et Toulouse), d’Allemagne (Berlin), du Luxembourg, des Pays-Bas (Amsterdam), d’Italie (Milan et Turin) et – pour la première fois – du Portugal (Lisbonne). Il en est des films comme des livres, certains sont des monuments dont la restauration nous permet d’apprécier toute la splendeur (ici Fellini Roma proposé par Turin ou, bien sûr, Métropolis), d’autres des trésors du patrimoine national (Le Mystère du printemps présenté par la Cinémathèque portugaise, les Films d’Art issus des Archives françaises du film), d’autres enfin des objets plus secrets qu’un festival comme le nôtre permet de dévoiler au plus grand nombre (Le Fiacre n°13 de Kertesz, pas encore devenu Michael Curtiz, les films de Marcel Hanoun par exemple) ou encore des « films de chevet » comme cette Valise des songes que nous offre l’une des plus anciennes cinémathèques d’Europe, celle de Milan.
Comme chaque année enfin, l’une de ces archives est notre invitée d’honneur. C’est le cas du Museo Nazionale del Cinema de Turin, inauguré en 2000, qui est aujourd’hui le plus grand musée d’Europe (3200 m²) dédié au septième art. Il est également le plus riche grâce à l’immense collection léguée par Maria Adriana Prolo à la commune en 1991. Toutes sections confondues, le Musée présente à Zoom Arrière une exposition et huit restaurations, dont un film de 1911, Les Noces d’or, fruit d’un travail commun avec la Cinémathèque de Toulouse.
Grâce à la collaboration entre archives – en l’occurrence avec les Archives françaises du film du CNC –, nous sommes également en mesure de présenter Le Soldat Laforêt de Guy Cavagnac, dont nous avions rassemblé les éléments de tirage, comme un petit western américain rarissime de la fin du muet, et Beliou la fumée, dont nous conservions un élément nitrate. Des films du passé qui redeviennent des films du présent, preuve s’il en est que le patrimoine cinématographique incarne un vivace et un bel aujourd’hui.
Hommage au Museo Nazionale del Cinema de Turin
Berlin | la Deutsche Kinemathek Museum für Film
und Fernsehen
Lisbonne | la Cinemateca Portuguesa – Museu do Cinema
Luxembourg | la Cinémathèque de la Ville de Luxembourg
Amsterdam | le EYE Film Institute Netherlands
Milan | la Fondazione Cineteca Italiana
Paris | la Cinémathèque française
Paris – Bois d’Arcy | les Archives françaises du film
Toulouse | la Cinémathèque de Toulouse
En 2010, Zoom Arrière met à l’honneur les stars de l’âge d’or du cinéma hollywoodien et invite le public à une véritable immersion au cœur du star system hollywoodien.

Ces stars qui ont fait la grandeur d’Hollywood sont aussi et avant tout des stars entièrement façonnées, modelées, archétypées, par ce même Hollywood, celui de l’âge d’or et de la toute puissance des studios, les Majors. Celui des années 20, 30, 40, du muet jusqu’au début des années 50, avant l’arrivée de l’Actors Studio et de sa méthode qui allaient inventer un autre modèle de star.
Lauren Bacall, Louise Brooks, Joan Crawford, Bette Davis, Marlene Dietrich, Greta Garbo, Ava Gardner, Lillian Gish, Rita Hayworth, Mary Pickford, Gloria Swanson, Gene Tierney, Lara Turner, Gary Cooper, Douglas Fairbanks, Errol Flynn, Clark Gable, Tyrone Power, Rudolph Valentino…
Des stars mythiques, pour certaines en voie d’être oubliées, alors qu’en leur temps on se serait tué pour elles.
Parmi les films programmés :
La Comtesse aux pieds nus de Joseph L. Mankiewicz (1954)
La Dame de Shanghai d’Orson Welles (1948)
Désir de Frank Borzage (1936)
Eve de Joseph L. Mankiewicz (1950)
Le Facteur sonne toujours deux fois de Tay Garnett (1946)
Laura d’Otto Preminger (1944)
Loulou de Leopold Jessner (1923)
Le Port de l’angoisse d’Howard Hawks (1945)
Qu’est-il arrivé à Baby Jane ? de Robert Aldrich (1962)
La Reine Christine de Rouben Mamoulian (1933)
Le Signe de Zorro de Fred Niblo (1920)
Boulevard du crépuscule de Billy Wilder (1949)
Le sourcil sombre d’Orson Welles jouant Saül dans David et Goliath. Les yeux charbonneux d’Elisabeth Taylor en Cléopâtre. Le torse luisant de sueur de Charlton Heston dans Ben-Hur. Mais aussi les yeux crevés d’Œdipe mis en scène par Pasolini en 1967. Des images extraites de films qui ont mis en scène l’Antiquité, chaque spectateur en a conservé au moins une dans sa mémoire.
Apparu dès l’époque du muet, culminant dans les années 1960, le peplum connaît une véritable renaissance avec Gladiator. Le film sera suivi, entre autres, d’_Alexandre_, du Roi Arthur, de Troie, puis plus récemment de La Dernière Légion ou encore d’_Agora_. Ces grandes fresques peuplées de stars du monde entier (Russell Crowe, Colin Farrell, Angelina Jolie, Colin Firth, Clive Owen, Keira Knigtley, Diane Kruger et bientôt Tahar Rahim…) font revivre aux spectateurs une histoire mythique.
La Cinémathèque de Toulouse a toujours accordé une place privilégiée à l’accompagnement musical de films muets. Avec plus de 25 films en ciné-concerts, dont un Ben-Hur mis en musique par Patrick Burgan pour l’ouverture du festival, Zoom Arrière s’affirme définitivement comme le festival de patrimoine le plus musical.
SOIREE D’OUVERTURE
Ben-Hur de Fred Niblo (1925) accompagné musicalement par Patrick Burgan
SOIREE DE CLOTURE
« Retour de flamme spécial Star » par Serge Bromberg
Karol Beffa
Pianiste, compositeur, Karol Beffa est maître de conférences à l’École normale supérieure de la rue d’Ulm (depuis 2004) et à l’École Polytechnique (depuis 2003). Ancien élève de l’ENS, il est l’auteur de neuf musiques de films et lauréat entre autres du Prix Charles Oulmont (2005), du Prix du jeune compositeur de la SACEM (2008), et du Prix Chartier de l’Académie des Beaux-Arts (2008).
L’Aube de Sun Yu (1933)
Le Signe de Zorro de Fred Niblo (1920)
Un collier de perles de Li Zeyuan (1925)
Patrick Burgan
Agrégé de musicologie, Patrick Burgan a reçu de nombreux prix dont le Grand Prix Sacem de la musique symphonique en 2008 qui couronne l’ensemble d’une œuvre régulièrement jouée dans la plupart des pays du monde par des formations et des solistes prestigieux. Sa musique, expressive et sensuelle, revêt un caractère indéniablement théâtral.
Ben-Hur de Fred Niblo (1925) SEANCE D’OUVERTURE
Grégory Daltin
Accordéoniste, Grégory Daltin fait ses premières armes au CNR de Toulouse, où il obtient ses premier prix de Musique de Chambre et premier prix d’accordéon à l’unanimité. Il collabore à plusieurs reprises avec l’Orchestre National du Capitole de Toulouse et enregistre diverses créations pour accordéon notamment aux côtés du marimbiste Eric Sammut. Il travaille également régulièrement avec le Didier Labbé Quartet, Duo Daltin-Labbé, les Grandes Bouches, Origines Contrôlées et la chanteuse Coco Guimbaud.
A Romance of the Redwoods de Cecil B. DeMille (1917)
les serial apéros, chaque soir du festival à 18h15
Jean-Baptiste Dupont
Diplômé du Conservatoire National de Région de Toulouse et du Centre d’Etudes Supérieures de Musique & Danse de Toulouse, Jean-Baptiste Dupont mène une carrière internationale de musicien concertiste, interprète d’un large répertoire, mais aussi improvisateur au talent unanimement reconnu. En tant que compositeur, il est l’auteur d’œuvres pour instruments solistes, de musique de chambre et de musiques de films muets.
CINE-CONCERT EXCEPTIONNEL à la basilique Saint-Sernin, Le Lys brisé de David Wark Griffith (1919), en collaboration avec Toulouse les Orgues
Raphaël Howson
Raphaël Howson effectue ses études musicales au conservatoire de Tulle où il obtient sa médaille d’or de piano, puis aux conservatoires de Toulouse et de Rueil-Malmaison. Il accompagne des films muets à la Cinémathèque de Toulouse, seul ou en groupe, depuis 2005, et a eu ainsi l’occasion de participer à divers festivals de cinéma, (Rencontres à la campagne, Rieupeyroux ; 30e festival Cinemed, Montpellier ; Zoom Arrière 1, 2 et 3). Il se produit également régulièrement en concert.
Les Amours de la reine Elizabeth de Louis Mercanton et Henri Desfontaines (1912)
Cendres de Febo Mari (1917)
L’Eventreur d’Alfred Hitchcock (1926) AVANT-PREMIERE
Michel Lehmann
Ancien directeur musical de l’opéra de Dijon, Michel Lehmann a d’abord entamé une carrière de concertiste et de chef d’orchestre international. Maître de conférences à l’Université de Toulouse II le Mirail, spécialiste de la dramaturgie de l’opéra, il mène une équipe de jeunes chercheurs qui travaille sur les relations rythmiques et prosodiques entre poésie et musique.
Femmes nouvelles de Cai Chusheng (1933)
Loulou de Leopold Jessner (1923)
Rapsodia satanica de Nino Oxilia (1917)
Raskolnikov de Robert Wienne (1923)
Salomé de Charles Bryant (1922)
Mathieu Regnault
Diplômé du Conservatoire National de Musique de Nancy, Mathieu Regnault est cinéphile depuis son enfance. Mais c’est lors de sa rencontre avec le compositeur Michael Kamen qu’il décide de devenir compositeur de musique de film. À partir de 2002, il collabore avec de jeunes réalisateurs de l’École Nationale Supérieure de Nancy puis des Arts Décoratifs de Paris et devient l’assistant de Jean-Marie Sénia. Il a récemment signé la bande originale du pilote de la série Verlaine du réalisateur californien Nick Lentz et collaboré avec l’Opéra Bastille de Paris lors de l’accompagnement improvisé du film L’ Arlésienne.
L’Admirable Crichton de Cecil B. DeMille (1919)
L’Aigle noir de Clarence Brown (1925)
Amour et devoir de Bu Wancang (1931)
Le Clown d’A.W. Sandberg (1926)
La Dame masquée de Viatcheslav Tourjansky (1924)
Loulou de Georg Wilhelm Pabst (1929)
Faire redécouvrir le patrimoine cinématographique et le partager avec le plus grand nombre?: tels sont les objectifs du festival Zoom Arrière. Convaincue que le 7e art peut rassembler tous les publics, la Cinémathèque de Toulouse a créé, il y a cinq ans déjà, ce festival ouvert à tous.
Faire dialoguer les cinémas d’hier et d’aujourd’hui. Zoom Arrière s’ancre dans le présent de la création et révèle
que le travail d’une cinémathèque du XXIe siècle n’a de sens que dans une relation forte avec les artistes d’aujourd’hui. Projections, ciné-concerts, rencontres, expositions, en présence de nombreux invités, seront l’occasion de montrer combien les films « anciens » peuvent être modernes.
Un spectacle, une explosion d’images et de sons… Zoom Arrière, c’est 10 jours de cinéma pour tous du 15 au 26 février 2011.
LA CAMPAGNE DE CICERON DE JACQUES DAVILA EN AVANT-PREMIERE
le 10 mars
Dernier film de Jacques Davila, La Campagne de Cicéron tourné en 1989 renaît aujourd’hui grâce à la volonté de la Cinémathèque de Toulouse, au mécénat de la Fondation Groupama Gan pour le Cinéma et aux prouesses techniques du laboratoire L’Immagine Ritrovata (Bologne). Tonie Marshall, Sabine Haudepin, Judith Magre, Michel Gautier, Jacques Bonnaffé, Guy Cavagnac et Bruno Coulais seront présents pour présenter la première projection publique de la version restaurée.

Produit en région par les Ateliers Cinématographiques Sirventès (ACS), La Campagne de Cicéron raconte l’histoire de Christian (Michel Gautier), comédien au chômage qui se réfugie dans les Corbières, chez son amie Nathalie (Tonie Marshall), une jeune musicienne amoureuse d’Hippolyte (Jacques Bonnaffé), haut fonctionnaire au ministère de la Culture. Les amitiés tremblent, les alliances se font et se défont, changent.
Dépositaire des archives papier et ayant-droit producteur de la société ACS, créée à la faveur du grand mouvement de décentralisation culturelle des années 1980, la Cinémathèque de Toulouse s’efforce d’en reconstituer le catalogue. Avec L’Âne qui a bu la lune de Marie-Claude Treilhou, La Campagne de Cicéron est une pièce maîtresse de notre mémoire régionale qui faisait encore défaut pour que ce beau fonds soit accessible au public. Long métrage jusqu’à présent disparu, il fut l’une des dernières productions des Ateliers.
18h : projection de Certaines nouvelles de Jacques Davila (1979), en présence de Micheline Presle
20h : présentation de La Campagne de Cicéron de Jacques Davila (1989), version restaurée par la Cinémathèque de Toulouse, en avant-première. En présence des comédiens Tonie Marshall, Sabine Haudepin, Judith Magre, Jacques Bonnaffé, Michel Gautier, du producteur Guy Cavagnac et du compositeur de musique Bruno Coulais. Cette délégation artistique sera complétée par Dominique Hoff (Fondation Groupama Gan pour le Cinéma), Vincent-Paul Boncour (Carlotta Films, coéditeur du DVD) et Pierre-Henri Gibert (réalisateur des suppléments de celui-ci).
Restauration réalisée avec le soutien de la Fondation Groupama Gan pour le Cinéma
RESTAURATIONS RÉCENTES / LES GRANDES ARCHIVES INVITÉES
Parce qu’elle souhaite redonner vie au patrimoine cinématographique tout en s’inscrivant dans un cadre européen, la Cinémathèque de Toulouse invite chaque année lors du festival Zoom Arrière les grandes archives d’intérêt national et les grandes cinémathèques européennes à présenter quelques-unes de leurs restaurations récentes. Cette année, place aux trésors des Archives françaises du film, de la Cinémathèque française, de la Cinémathèque de Copenhague, de celle de Bologne, de la Filmoteca Española (Madrid), du Musée national du cinéma de Turin, de la Filmoteca de Catalunya (Barcelone) et du Filmmuseum d’Amsterdam. Les séances seront présentées par les responsables des archives participantes et donneront lieu à des échanges avec le public.
Archive mise à l’honneur : la China Film Archive.
En lien avec le colloque, onze films rares issus des collections de la China Film Archive seront présentés.
Amour et devoir de Bu Wancang (1931)
Les Anges du boulevard de Yuan Muzhi (1937)
L’Aube de Sun Yu (1933)
Le Chant de minuit de Maxu Weibang (1937)
La Cigale des sables de Bu Wancang (1938)
La Divine de Wu Yonggang (1934)
L’Eventail de la jeune dame de Li Pingqian (1939)
Femme nouvelle de Cai Chusheng (1933)
Twin Sisters de Zheng Zhengqiu (1933)
Un collier de perles de Li Zeyuan (1925)
Une mer de talents de Zhu Shilin, He meng-fu et Situ Huimin (1938)
SÉANCES SPÉCIALES
• La master class d’Anke Wilkening et Martin Koerber
A l’occasion d’une master class le samedi 13 mars à 11h, Anke Wilkening (restauratrice de la Fondation Friedrich-Wilhelm-Murnau, Wiesbaden) et Martin Körber (chef du département film de la Deutsche Kinemathek – Museum für Film und Fernsehen) viendront présenter la restauration en cours du chef-d’œuvre de Fritz Lang Metropolis.
• L’Atelier « Le Muet prend la parole »
Face au succès rencontré en 2009, la Médiathèque de Tournefeuille et la Cinémathèque de Toulouse ont souhaité réitérer une expérience singulière d’écriture cinématographique, qui consiste à revisiter le cinéma muet avec un œil d’aujourd’hui. L’atelier propose d’interroger l’image, d’imaginer une histoire et de réécrire les intertitres du premier épisode d’un film qui en comporte douze, Le Secret d’Alta Rocca d’André Liabel (1922), et dont les participants devront de surcroît inventer la suite.
La totalité du film à épisodes sera présentée chaque soir du festival, à 18h15, dans le cadre d’un “sérial apéro”.
• Les serial apéros
Du mercredi 3 au mardi 9 mars, la Cinémathèque de Toulouse convie tous les soirs à 18h15 les spectateurs à un serial apéro d’un genre un peu particulier : projection d’un épisode du film Le Secret d’Alta Rocca d’André Liabel (1922) accompagné à l’accordéon par Grégory Daltin, suivi d’un apéritif sous la tente du festival.

La 4e édition sera consacrée aux étoiles et aux stars ; à ces figures emblématiques hollywoodiennes qui ont marqué l’histoire du cinéma.
Le colloque international aborde le sujet sous un autre angle : Loin d’Hollywood, cinématographies nationales et modèle hollywoodien (France, Allemagne, URSS, Chine) 1925 – 1935, en partenariat avec l’Université Paris I – Panthéon Sorbonne.
Programmation à venir.

Jean-Pierre Jeunet, parrain du festival, et sa « famille de cinéma » : Madeline Fontaine, créatrice de costumes, et “les Versaillais”, réalisateurs d’effets spéciaux.

Autour de Méliès : Pierrick Sorin, artiste vidéaste.
Clin d’œil aux trucages : « les Versaillais ».
Autres invités : Serge Bromberg, collectionneur de cinéma (Lobster Fims), Éric Rondepierre, photographe et plasticien.
À propos des restaurations de films : les responsables des principales archives européennes.
Des films récemment restaurés par la Cinémathèque de Toulouse et diverses archives européennes (Paris, Bois d’Arcy, Barcelone, Madrid, Turin, Bologne, Lausanne et Toulouse) seront projetés en avant-première. Des rencontres avec les responsables de ces archives accompagneront les programmes.
L’archive invitée sera le Gosfilmofond de Moscou, 3e archive mondiale. À cette occasion sera organisée une importante rétrospective de films russes et soviétiques à thématique juive, produits entre 1910 et 1960. Ces œuvres très rares n’ont encore pour la plupart jamais été montrées en Europe occidentale.
Cette manifestation sera accompagnée d’un colloque scientifique international, Kinojudaica, et présentée par les responsables des principales archives russes.
La Cinémathèque de Toulouse se replonge à l’origine de la magie au cinéma, de Méliès, cinéaste français pionnier du septième art, inventeur des trucages, à ses héritiers contemporains.
En ouverture, une séance exceptionnelle de films de Méliès en ciné-concert précédé d’un film de Pierrick Sorin, en sa présence.
Tout au long du festival : « Cinéma forain 1908 » mise en texte et lumière par Laurent Pelly et Agathe Mélinand, du cinéma muet allemand et américain, du cinéma fantastique français, des films de Terry Gilliam, Tim Burton, des films à effets spéciaux…
D’origine polonaise, né en 1973 à Paris, Karol Beffa a débuté jeune comme acteur. Il entre au Conservatoire National Supérieur de Paris en 1988 et obtient de nombreux prix. Parallèlement à ses études musicales, il mène des études générales d’anglais, de philosophie et mathématiques. Maître de conférences à l’École Polytechnique ainsi qu’ à l’École Normale Supérieure, il a soutenu en décembre 2003 une thèse de doctorat portant sur les Études pour piano de György Ligeti. Karol Beffa est par ailleurs boursier de l’Institut de France et lauréat de la Fondation Lili et Nadia Boulanger, lauréat de l’Académie de Villecroze et de la Fondation Natexis-Banques populaires. Il a reçu en octobre 2005 le Prix Charles Oulmont.
Serge Bromberg est le PDG de Lobster Films depuis 1984 et a réuni une collection de cinéma ancien de plus 40.000 titres rares, faisant aujourd’hui de Lobster Films un acteur majeur de la restauration de films dans le monde. Depuis 1992, il présente au public et accompagne au piano le ciné-concert insolite « Retour de Flamme ». Il a également fait des accompagnements au piano au Festival de Cannes, au Musée d’Orsay, au Louvre, au Parc des Tuileries… Producteur délégué pour la télévision depuis 1994, il a produit plus de 500 magazines et émissions, films d’entreprises et documentaires.
Serge Bromberg est par ailleurs Directeur Artistique du festival International du Film d’Animation d’Annecy depuis 1999, et membre des Conseils d’administration de la Fondation Gan pour le cinéma, de la Cinémathèque Française et de l’Association Française contre les Myopathies (organisatrice du Téléthon) et PDG de Steamboat Films depuis 2006.
Il a été décoré Chevalier des Arts et Lettres en 2002. Il a reçu le prix Jean Mitry en 1997, qui récompense chaque année une personne dans le monde pour son travail de conservation au service du cinéma ancien.
David Brossier a suivi une formation de violon classique à l’École Nationale de Musique de Gap. Il rencontre rapidement les musiques traditionnelles des Alpes du sud avec le groupe « Les Violons du Rigodon », avec lequel il fera de nombreux concerts et bals. Un peu plus tard, il s’intéresse aux musiques traditionnelles de Roumanie et de Bulgarie ainsi qu’aux musiques grecques, bulgares et à la musique klezmer. Il est également titulaire d’un DEM de musique turque et joue de l’accordéon, du bouzouki, de l’oud, et du tapan.
Né en 1984 à Toulouse, il fait ses études au Conservatoire National de Région de Toulouse dans la classe de Guy Ferla où il obtient un prix d’accordéon à l’unanimité. Il poursuit ses études au Centre d’Études Supérieures de Musique de Toulouse, centre dans lequel il obtiendra son Diplôme d’État de Professeur. Accordéoniste éclectique, il pratique aussi bien la musique classique, contemporaine, le jazz, la world music, la chanson française… Il a collaboré à plusieurs reprises avec l’Orchestre National du Capitole et enregistré diverses créations pour accordéon. Il est également dédicataire d’œuvres pour accordéon, se produit en récital solo, ou bien en quartet de jazz, en quintette de tango, et collabore fréquemment avec le Didier Labbé quartet, les Grandes Bouches, Origines contrôlées… Il enseigne au CRR de Toulouse ainsi qu’à l’EEA de Tournefeuille.
C’est également lui qui accompagnera au piano la séance de projections qui concluera l’atelier d’écriture « le muet prend la parole », samedi 14 mars à 15 h 30, avec la Médiathèque de Tournefeuille.
Raphaël Howson effectue ses études musicales au conservatoire de Tulle où il obtient sa médaille d’or de piano, puis aux conservatoires de Toulouse et de Rueil-Malmaison. Il est finaliste en 1998 du Concours Musical du Lions Club à Lille. En 2005 il obtient son Diplôme d’État après des études au CESMD de Toulouse. Il accompagne des films muets à la Cinémathèque de Toulouse, seul ou en groupe, depuis 2005, et a eu ainsi l’occasion de participer à divers festivals de cinéma, Rencontres à la campagne (Rieupeyroux), 30e festival Cinemed (Montpellier), Zoom arrière 1 et 2, et de se produire au Parvis (Tarbes) et au TNT. Il joue aussi régulièrement en concert dans la région (concerts picturaux avec le Trio Faro, musique de chambre), MJC Roguet, Salle Bleue, Musée Ingres (Montauban), festival des Châteaux Chantants (Tarn-et Garonne).
David Lefebvre est un musicien spécialiste de la musique klezmer, membre du groupe « Glik », dans lequel il pratique le petit cymbalum, le bouzouki et le chant. Auteur, compositeur / interprète, il a travaillé pour la musique de théâtre, notamment avec Didier Carette (Groupe Ex-Abrupto, Toulouse), ainsi que pour l’accompagnement de films muets (La Vendeuse de cigarettes du Mosselprom pour la Cinémathèque de Toulouse en 2007).
Né en 1972 à Paris, Lawrence Lehérissey étudie au conservatoire, à l’IACP et au CIM. Pianiste accompagnateur depuis l’âge de 18 ans, il a fait le tour du monde en jouant sur les images des films de Georges Méliès, son trisaïeul. Sans doute est-ce pourquoi c’est sur l’aspect évocateur et illustratif du son qu’il aime avant tout travailler. Lecteur assidu d’auteurs du XIXe, il évolue dans un univers où le fantastique règne en maître. Il est par ailleurs membre depuis 5 ans du groupe parisien « Les Portugaises Ensablées », dans lequel il joue et compose.
Maître de conférence à l’Université Toulouse le Mirail, Michel Lehmann a d’abord entamé une carrière de concertiste et de chef d’orchestre international. Ancien directeur musical de l’opéra de Dijon, il est actuellement directeur du département de Musique de l’Université de Toulouse 2. Spécialiste de la dramaturgie de l’opéra, il mène une équipe de jeunes chercheurs qui travaille sur les relations rythmiques et prosodiques entre poésie et musique. Sa collaboration avec la Cinémathèque de Toulouse privilégie l’accompagnement au piano de films muets par des oeuvres de répertoire, délaissant l’illustration immédiate de l’image par la musique comme peut le faire l’improvisation au profit de convergences esthétiques d’univers musicaux et cinématographiques contemporains.
Après un premier prix de piano et d’orgue liturgique au Conservatoire de Rennes, elle s’oriente vers l’accompagnement instrumental (titulaire du diplôme d’état). Depuis 1997, elle vit et travaille à Nantes au Conservatoire National de Région où elle accompagne les classes de danse classique, contemporaine et jazz. Parallèlement, elle a participé aux créations musicales de deux œuvres de Pierrick Sorin : les théâtres optiques des Galeries Lafayette Haussman (1e nuit blanche), et le court métrage C’était bien du coulis de tomate.
Né le 8 mars 1983, il étudie le piano dès l’âge de 5 ans et en 1999 obtient le 1er Prix du Conservatoire National de Musique de Nancy. Cinéphile depuis son enfance, il se délecte des œuvres de John Williams, Hans Zimmer, Bernard Hermann. Mais c’est lors de sa rencontre avec le compositeur de musique de film Michael Kamen qu’il décide de devenir compositeur de musique de film. À partir de 2002, il collabore avec de jeunes réalisateurs de l’École Nationale Supérieure de Nancy puis des Arts Décoratifs de Paris et devient l’assistant de Jean-Marie Sénia. Depuis 2007, il collabore régulièrement avec la Cinémathèque de Toulouse et a récemment signé la bande originale du pilote de la série Verlaine du réalisateur californien Nick Lentz.
Né à Bergheim / Erft en Allemagne en 1956, il fait ses premières études de musique à l’école du Regensburger Domspatzen et étudie la musique d’église de 1973 à 1976 à Aachen en Allemagne.
Après avoir travaillé comme organiste d’église à Aachen et Nettetal-Lobberich, il est devenu organiste de la basilique papale de St Mary à Kevelaer, en Allemagne. Là, sur le grand orgue Seifert, sa réputation internationale d’improvisateur très recherché grandit. Il travaille également à cette époque en tant que chef de chœur et publie ses propres compositions. Wolfgang Seifen enseigne l’improvisation et la liturgie au State Music Conservatory de Stuttgart de 1989 à 1992 et Conservatoire Robert Schumann de Duesseldorf de 1992 à 2000. Il est nommé professeur-honoraire en 1995. En Octobre 2000, il est sollicité pour être professeur d’improvisation et de liturgie à l’Université des Arts de Berlin. En 2004, il est nommé organiste titulaire du Kaiser-Wilhelm-Gedaechtnis-Kirche (église de l’Empereur Wilhelm).

Depuis la première édition de Zoom arrière, La Cinémathèque de Toulouse réserve une place aux restaurations, restituant au public toulousain ce travail de l’ombre qui est au cœur de sa mission.
Cette année, nous avons souhaité ouvrir davantage l’horizon de Zoom arrière et nous avons proposé à quelques-unes des grandes cinémathèques européennes de venir présenter une sélection de trésors – dernièrement restaurés – issus de leur cinématographie nationale. Madrid, Barcelone, Lausanne, Turin et Bologne dessinent un arc élargi de l’Europe du Sud. Nous les avons invitées parce que nous en sommes partie prenante. Mais aussi parce qu’il nous est impossible d’envisager aujourd’hui la diffusion et la valorisation du patrimoine cinématographique sans cette dimension européenne.
Les séances de cette section seront présentées par les responsables des archives participantes et donneront lieu à des échanges avec le public.

Comme disait L’Homme qui tua Liberty Valance, « quand la légende devient réalité, on imprime la légende ». Et la légende, Méliès devait en impressionner la pellicule. Elle l’impressionne encore. Plus de 500 films entre 1896 et 1914, la création du premier studio de prises de vues, la grande aventure de la Star-Films (sa maison de production frappée d’une étoile), la ruine, la dispersion et destruction en partie de son œuvre, la fin dans une petite boutique de jouets de la gare Montparnasse, dépossédé. Une vie romanesque, de quoi faire un film. Une vie de mille feux ; d’artifices bien sûr. Méliès a tout inventé au cinéma. Griffith disait : « je lui dois tout », Chaplin : « c’était l’alchimiste de la lumière »… Méliès n’a pas inventé le cinéma, il a inventé le spectacle cinématographique. De ce procédé magique, enregistrer et projeter des images, il a fait un outil de magicien, une baguette magique. Illusionniste, il a vu dans le cinéma le moyen de prolonger le domaine de l’illusion. Coupler magie et cinéma. Restait à mettre au point les tours. De là, les trucs, ces effets que l’on n’appelait pas encore spéciaux : arrêt de la caméra, images accélérées, ralentis, jeux de cache et surimpressions, usage de décors et de maquettes… De là, raconter des histoires abracadabrantesques : fantasmagories, féeries et diableries, voyages impossibles et aventures fabuleuses. De là, l’imaginaire libéré, la fiction. On en est toujours là – seules les techniques changent, évoluent, se perpétuent. De là, Clair, Jeunet, Burton, Gilliam, Gondry…
« Puis l’aventurier amarre son bateau, descend de son piton, pose son sac, enroule sa corde, gare son traîneau et, assis à une petite table, il relate sa périlleuse équipée dans un style naïf et appliqué : d’un coup, tous les vents tombent, la pente s’adoucit et verdoie, et l’ours de rencontre a le poil qui peluche. Ailleurs, dans la chambre qu’il n’a jamais quittée, l’écrivain danse au-dessus du vide ; « on entend derrière sa porte le fracas des Quarantièmes Rugissants », écrivait récemment dans son blog, L’autofictif, Éric Chevillard ; « Les vents cognaient, l’océan soulevé sur sa tranche retombait avec fracas dans sa cuvette, tantôt d’un côté tantôt de l’autre, et moi, tout en dirigeant mon canot à la godille entre les récifs écumants, sous l’averse d’oursins qui me criblait le dos et les épaules, je maudissais Dieu et ses saints parce qu’il ne me restait plus une allumette pour rallumer ma pipe et poursuivre dans son nuage odorant, les pieds sur les chenets de ma cheminée, mon rêve d’aventures maritimes ».
Et le cinéma est aussi cette cheminée ; devant laquelle on vient se réchauffer, s’inventer et vivre des aventures extraordinaires. La magie du cinéma qui nous transporte vers un ailleurs. Celui qui nous invite à croire à l’impossible et à l’irraisonnable. Celui qui nous raconte des histoires incroyables auxquelles on veut croire. Celui que l’on veut croire encore et toujours, peut-être même plus, quand on connaît ses trucs. Croire le temps d’un film que dans cette cheminée peuvent revenir les dinosaures, qu’un grand singe peut tomber amoureux d’une femme, que l’on peut miniaturiser l’homme pour en faire une poupée ou l’envoyer explorer le corps humain de l’intérieur… Et dans cette cheminée brûlent les films, comme souhaitait Godard dans ses Histoire(s) du cinéma. Parce que l’art, comme l’incendie, naît de ce qu’il brûle. Ils brûlent du feu intérieur et nous alimentent. Magie du cinéma. Et au coin de cet âtre, éteignant les lumières, Méliès l’enchanteur pourrait bien nous dire : dites donc, spectateurs, vous qui avez l’habitude d’être étonnés, vous allez voir quelques choses qui vous épateront encore.

Né en 1953, Jean-Pierre Jeunet réalise ses premiers courts métrages dès l’âge de 17 ans et étudie les techniques d’animation auprès des studios Cinémation. Au cours des années 70, il rencontre Marc Caro, auteur de bandes dessinées et entame avec lui une longue collaboration. Dans les années 80, Jean-Pierre Jeunet se tourne vers la publicité et la réalisation de clips musicaux.
En 1991, il réalise Delicatessen, son premier long métrage, qui connaît un succès aussi bien critique que public. Après son deuxième long, La Cité des enfants perdus (1995), Jeunet est engagé par la 20th Century Fox pour réaliser le quatrième opus de la saga Alien : Alien IV : la Résurrection (1997).
À son retour en France, il parraine avec Emmanuelle Béart la Cinéfondation du festival international de Cannes et préside le jury de la section Courts métrages puis prend part au Grand Jury du Festival.
En 2001, il réalise Le Fabuleux Destin d’Amélie Poulain, film qui lui vaut une notoriété internationale et lui permet d’acheter les droits d’adaptation d’Un long dimanche de fiançailles, qui sort sur les écrans français fin 2004. Il prépare actuellement Micmacs à tire-larigot.