Mon nom est Personne (Il mio nome è Nessuno)

Tonino Valerii
1973. Italie / France / RFA. 110 min. Couleurs. 35 mm.
Version française (copie d’époque).
Sur une idée de Sergio Leone et une musique d’Ennio Morricone
Avec Henry Fonda et Terence Hill
Deux ! C’est le nombre de « voyage en Italie » que va faire notre noble héros fordien, Henry Fonda : il a bien entamé ses soixante ans et il lui faut conjurer la retraite. Pour son premier séjour son hôte, il Maestro Leone, le convie dans un Ouest de légende. Il n’est pas déçu… simplement et totalement dépaysé : lui, le Bon, transformé en Brute et Truand réunis – en vrai salopard serait un doux euphémisme – mais il lui reste le lit de Claudia Cardinale pour se consoler ! Changement total de cap pour son second séjour à l’invitation de Tonino Valerii : lui qui voudrait qu’on oublie un peu le héros et qu’on lui lâche les « boots » se retrouve face à un jeunot qui veut en faire un super-héros de légende… et qui va y réussir. Mais au prix de quelle mise en scène d’illusions, de tromperies… et de clins d’œil surjoués ! Avec Sergio, on était dans les délices du faire semblant d’y croire ; avec Tonino, on est dans la jouissance hilare du mécréant !

Mercredi 2 juin à 19h15 (salle 2)

Y a-t-il un Français dans la salle ?

Jean-Pierre Mocky
1982. France. 106 min. Couleurs. 35 mm.
D’après Frédéric Dard. Avec Victor Lanoux, Jacques Dutronc,
Jacqueline Maillan, Jacques Dufilho
Toutes les « Une » de nos quotidiens auxquelles nous n’avons pas échappé se condensent dans ce film : tout le monde véreux, tout le monde il est… tout le monde. La grâce finit tout autant carbonisée que le chat de Jacqueline Maillan jeté vivant dans un four à gaz. La moulinette anarchisante de Mocky n’a peut-être jamais moins tourné dans la dentelle.

Mercredi 5 mai à 19h15 (salle 2)
 
 

La Cage aux folles 3

Georges Lautner
1985. France / Italie. 90 min. Couleurs. 35 mm.
Avec Michel Serrault, Ugo Tognazzi
Ce ne sont pas Les Tontons flingueurs, image persistante d’une « comédie à la française ». Ce sont les « tatas dézinguées » qui reviennent nous rappeler que les meilleurs scénari du monde et les plus ciselés dialogues du monde ne sont rien s’ils ne sont portés par des corps et par des voix. Serrault pour la France, Tognazzi pour l’Italie : une conjugaison de traditions et de savoir-faire se décline sur le mode de stridence hystérique.

Mercredi 7 avril à 19h15 (salle 2)
 
 

Festival Zoom Arrière 2010

Dans le cadre du festival Zoom Arrière, différents évènements… Plus de détails…

La Vie rurale dans un village des Pyrénées vers 1950

Réalisation : Jean Seran. Tournage de 1949 à 1953 à Fos (Haute-Garonne) avec le concours de ses habitants. Séquence complémentaire (Le Cochon) tournée par Jean Hector et Raymond Borde en 1983. Copie 16 mm. Noir & blanc. Durée 73 min.
Tirage et restauration financés avec le concours du Conseil Régional de Midi-Pyrénées et du Conseil Général de la Haute-Garonne.
Première présentation publique à Fos le 28 septembre 1985.

À la fin des années 40, un jeune médecin, Jean Seran (cinéphile et cinéaste amateur) a entrepris un film sur la vie quotidienne dans un village des Pyrénées Centrales, Fos. Ce village est situé dans la haute vallée de la Garonne, à la limite de la frontière espagnole. C’est la dernière commune française du Val d’Aran. Les prises de vue, réalisées en 9,5 millimètres, sont devenues un précieux témoignage sur la vie rurale d’autrefois, dans un pays de montagne, quand le travail de la terre se faisait à la main et qu’on attelait encore les vaches. Jean Seran, ami de Colette et Raymond Borde, a autorisé la Cinémathèque de Toulouse à tirer en 16 mm un certain nombre de séquences et à les monter dans un esprit ethnographique. Il avait l’intention de réaliser plus tard son ambition première : une chronique vécue au fil des saisons.

Mercredi 6 janvier à 19h15 (salle 2)