Suite à des contraintes techniques et administratives, le café de la Cinémathèque sera ouvert en service minimum pour le week-end de réouverture : boissons (café, thé, softs, vin, bière) et quelques accompagnements.
Horaires d’ouverture : samedi de 9h à minuit et dimanche de 8h30 à 21h. Paiement en CB uniquement !
Pour les spectateurs des séances de la nuit de samedi à dimanche, aucune restauration ne sera assurée. Nous vous conseillons vivement d’apporter de quoi vous restaurer. Attention, toute consommation alimentaire est interdite en salle.
Merci de votre compréhension.
Studios Universal : les monstres attaquent !
Il y a bien Dr. Jekyll du côté de la MGM, King Kong agrippé aux murs de la RKO, mais dans la famille des monstres, demandez Universal ! À poils, à écailles, aux dents longues, avec cicatrices, palmés ou même invisibles, ils sont tous là ! Pour frissonner, mais bien sûr pour rire aussi. Les plus célèbres sont apparus la première fois en 1931, couchés tous deux : Frankenstein sur sa table d’opération, Dracula dans son cercueil. Relevées, leurs silhouettes vont hanter pendant plus de quarante ans les salles de cinéma, sous le label du studio. Elles vont être aussi la source d’une richesse iconographique variée bien qu’homogène : car si le monstre s’affiche le plus souvent à l’affût, menaçant, coursant des proies féminines, son corps est gauche, ses bras ballants, sa démarche incertaine. Est-il, peut-on se demander alors, en manque d’affection ou à la recherche d’une collation ? Le monstre est un être équivoque : aussi agressif qu’impuissant à s’exprimer, il repousse autant qu’il souffre.
Au fil de ses différentes déclinaisons cinématographiques, Universal lui prêtera des fiancées, des fils et des cousins plus ou moins lointains : loup-garou, créature du lac noir, insectes géants… Une grande famille donc, dont la Cinémathèque de Toulouse vous invite, au travers d’affiches et de photographies originales, à feuilleter l’album. Vous y croiserez Boris Karloff, Bela Lugosi et Lon Chaney qui terrorisèrent les premiers spectateurs, mais aussi Christopher Lee et Peter Cushing qui, eux, finiront par apporter un second degré. Second degré qui sera par la suite immortalisé par les studios de la Hammer Films, qui en feront leur marque de fabrique. Les monstres jamais ne meurent.
Une exposition conçue à partir des collections de la Cinémathèque de Toulouse