Suite à des contraintes techniques et administratives, le café de la Cinémathèque sera ouvert en service minimum pour le week-end de réouverture : boissons (café, thé, softs, vin, bière) et quelques accompagnements.
Horaires d’ouverture : samedi de 9h à minuit et dimanche de 8h30 à 21h. Paiement en CB uniquement !
Pour les spectateurs des séances de la nuit de samedi à dimanche, aucune restauration ne sera assurée. Nous vous conseillons vivement d’apporter de quoi vous restaurer. Attention, toute consommation alimentaire est interdite en salle.
Merci de votre compréhension.
All’italiana – Comédies italiennes à l’affiche
Ugo Tognazzi, Vittorio Gassman, Nino Manfredi, Alberto Sordi, mais aussi Sophia Loren et Marcello Mastroianni : les comédiens incarnent à eux seuls la comédie à l’italienne. Et c’est sur leur notoriété que misaient à l’époque les affiches de ce genre très populaire en Italie. À l’occasion de sa programmation des mois d’avril-mai, la Cinémathèque de Toulouse expose un ensemble de locandine et manifesti (termes qui désignent les formats standards de l’affiche italienne, le 70×33 cm et le 140×100 cm) issus de ses collections.
Ce sont des affiches dessinées, imprimées en offset, signées souvent par les grands noms de l’affiche cinématographique italienne : Averardo Ciriello, Renato Casaro, les frères Enzo et Giuliano Nistri, Adriano Cesselon… Une sélection d’affiches françaises vient compléter ce panorama du genre, qui d’ailleurs comptait de nombreuses coproductions franco-italiennes et qui amenait fréquemment des acteurs français à figurer dans les castings.
Si souvent ces affiches privilégient l’image des corps féminins pour appâter le public ou plus largement le thème très cher à ce genre des rapports entre les sexes, elles font quand même allusion à l’éventail des thèmes sociaux (le « boom » économique, la famille), politiques (les grèves, le communisme, l’anticléricalisme) et historiques (la guerre, le fascisme, l’émigration) qui constituent l’essence de la Commedia all’italiana : une critique douce-amère de la nouvelle société de consommation, où l’amertume l’emporte souvent sur la douceur.